*~ Epilogue ~*
" La gare était pleine, ce mardi 5 juin. En
arrivant devant le bâtiment entouré de jardins, on
apercevait les parkings remplis de voitures appartenant aux guests.
On progressait péniblement dans l'entrée et
là, c'était pire : tout le monde était
pressé, excité, énervé, ou
angoissé. Des femmes éplorées regrettaient
déjà leur aimé qui n'avait pas encore
quitté leurs bras(elles avaient peur qu'ils les trompent
ou quoi ?), des "bests" riaient aux éclats en se tenant
par la main(des vraies clés à molette), un
groupe d'ados boutonneux considérait le train d'un oeil
sarcastique(ils devaient se demander quel calvaire ils allaient
endurer en colonies), et un gosse pleurait à chaudes
larmes en tirant sa mère par la
manche...
- Abattez-le, il souffre,
grinçai-je en l'observant d'un air
assassin.
- Toujours aussi gentille et
compréhensive, se moqua Lucas en me toisant, un
sourire ironique aux lèvres.
- Oh, le blond, la ramène pas
!
Le blond en question
éclata de rire. Il plaça ses pouces dans les poches
de osn jean, le regard pétillant.
- C'est qui qui est passé trois fois
davant le guichet avant de se rendre compte qu'il était sous
son nez ? me nargua-t-il en agitant les sourcils de
manière stupide.
Le souvenir de cet
épisode cuisant et affligeant me donna envie de le frapper
ce sale *biiiip*
- Ferme-là, ispice di... mff !
m'exclamai-je en faisant mine de lui donner un coup
dans l'entrejambe.
L'effet escompté fut
immédiat ; il se protégea les parties fragiles, et
j'en profitai pour lui asséner une tape sur la
tempe.
- Petit souvenir ! m'excusai-je
en lui tirant(puérilement) la langue, signe de victoire
distinctif chez moi.
Pour en revenir au "petit
souvenir"... Eh oui, je partais. Pour Paris,
précisément. Je changeais d'air... et de vie, par la
même occasion.
Son visage s'assombrit, et
le sourire triomphant qu'il affichait il y a encore quelques
secondes se crispa quelque peu.
- Je reviendrai !
promis-je. Rien que pour t'embêter,
ajoutai-je en lui frottant
l'épaule.
- Mouais, fit-il d'un
air absolument convaincu (ironique
).
L'appel retentit enfin, nous tirant de nos
adieux.
- Prends soin de toi,
conseilla-t-il en m'ébouriffant les
cheveux.
Je grommelai une injure
inaudible, puis le regardai bêtement, ayant tellement à dire à
court de mots. Alors je baissai la tête.
Il me prit tout
naturellement dans ses bras. Je nouai les miens autour de sa
taille.
Je reculai, pris mon sac sur
l'épaule, me dirigeai vers le train. Un dernier signe de la
main, un sourire, son visage.
Et je partis, le coeur
léger, sans raison évidente. "
" When you walk away
You don't hear me
say
Please, Oh baby
!
Don't
go... "
Et
voilà, enfin la première maj !
=)
J'éspère que ça vous plaît
!
Je ne sais
pas quand sera la prochaine maj, mais je vous tiens au courant
!
Bisous les gens !
